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Ambassadrice Longines de l’élégance: Mikaela Shiffrin

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du portillon de départ
au tapis rouge
Aujourd’hui, Mikaela Shiffrin a 23 ans et déjà à son actif trois médailles d’or aux Championnats du Monde ainsi que 43 victoires en Coupe du Monde. Mais elle se remémore très souvent ce jour à Schladming où 50 000 fervents supporters autrichiens lui ont témoigné leur admiration après sa performance sur l’éreintante piste verglacée de Planai.
Il semble que c’était hier : la jeune adolescente se trouvait dans la zone d’arrivée à Schladming en Autriche, quelque peu incrédule en regardant le tableau d’affichage du stade, alors qu’un caméraman filmait chacune de ses émotions pour la télévision. Arrivée en troisième place après le premier de ses deux slaloms, elle avait pris la tête de la course à une vitesse fulgurante sur la piste du Streicher. À l’âge de 17 ans seulement, elle devenait championne du monde.

Aujourd’hui, Mikaela Shiffrin a 23 ans et déjà à son actif trois médailles d’or aux Championnats du Monde ainsi que 43 victoires en Coupe du Monde. Mais elle se remémore très souvent ce jour à Schladming où 50 000 fervents supporters autrichiens lui ont témoigné leur admiration après sa performance sur l’éreintante piste verglacée de Planai.

Six ans plus tard, Mikaela est devenue une star mondiale du sport et une véritable célébrité. Alors que sa spécialité est de faire preuve de sa puissance athlétique sur des pistes escarpées en montagne, elle a réussi sa transition du portillon de départ au tapis rouge, et de la combinaison de ski aux élégantes robes de soirée, avec le même aplomb que lorsqu’elle descend des sommets alpins plus rapidement que toute autre skieuse au monde.

Et en glissant gracieusement devant les caméras de Cannes à Los Angeles, elle garde cette innocence d’adolescente que le monde lui a découverte il y a quelques années à peine.
la route vers l’excellence
Mikaela Shiffrin a suivi un remarquable parcours pour atteindre l’excellence. Longines a d’ailleurs été à ses côtés pendant une grande partie de ce voyage. L’année où elle a gagné sa première médaille dans une compétition majeure, à savoir les Championnats du Monde de 2013 à Schladming, la jeune femme originaire du Colorado a remporté le prix Longines Rising Ski Stars ; un titre qu’elle a conservé pendant quatre années consécutives. Un an plus tard, elle est devenue Ambassadrice Longines de l’Élégance.

Cette ferveur pour le ski est de famille chez les Shiffrin. Ses parents, Jeff et Eileen, ont toujours été des skieurs passionnés. Ils ont enfilé des skis à leurs deux enfants dès leur plus jeune âge, et Mikaela et son frère aîné Taylor ont fait leurs premières glissades sur la neige de manière très naturelle. Toutefois, Mikaela s’est toujours démarquée. Ses moniteurs de ski, qui ne savaient pas vraiment que faire d’une petite fille dont l’habileté était si développée pour son âge, étaient éberlués. Mais Mikaela et Taylor ne pensaient qu’à s’amuser en suivant maman et papa sur les pistes.

Leurs parents leur ont également inculqué la valeur du travail, aussi bien sur les pistes qu’en dehors. Ils savaient que Mikaela avait un talent inné pour le ski, mais ils ne voulaient pas qu’elle s’arrête là. « Travaille dur et les résultats suivront. » C’est ce qui est arrivé.

En tant qu’anesthésiste, Jeff a été amené à travailler dans les hôpitaux de Denver, dans le Colorado, et de Hanover, dans le New Hampshire. C’est ainsi que la petite Mikaela a eu la chance de skier aussi bien sur la poudreuse magique des montagnes Rocheuses du Colorado que sur les pistes verglacées du Vermont. La glace et le froid mordant de la Nouvelle-Angleterre lui ont donc forgé le caractère.

développer ses fondamentaux
Nombreuses sont les personnes qui ont tenté de comprendre quels éléments clés avaient joué un rôle essentiel dans l’évolution de Mikaela. Mais en vain. Elle est tout simplement unique. Pour la famille Shiffrin, l’essentiel était de s’amuser en skiant. En tant qu’apprentie skieuse de compétition, Mikaela a surtout veillé à développer ses fondamentaux. Pour elle, pas question de se focaliser sur les médailles ou sur les globes de cristal, mais plutôt de grandir, de faire l’expérience de la vie et d’acquérir une bonne éthique de travail.

C’était important pour elle de s’inscrire dans cette culture qui est celle du sport. Les étés passés en famille en Autriche lui ont permis de se rapprocher des origines du ski alpin. Ses héros n’étaient pas seulement les stars américaines du ski, puisqu’elle admirait également les championnes et champions autrichiens tels que Marlies Schild, dont elle suivait la carrière avec grand intérêt.

Lorsqu’elle s’est qualifiée pour la Coupe du Monde de ski FIS à l’âge de 15 ans, l’attention qu’elle avait portée à développer ses compétences fondamentales au cours de l’enfance a été grandement remarquée. Elle skiait tout simplement bien, maîtrisant parfaitement les techniques élémentaires, et elle s’amusait ! Elle n’avait jamais accordé une grande importance aux résultats ou aux médailles, et pourtant, elle commençait déjà à en obtenir.
être championne et adolescente
Lors du premier week-end de la Coupe du Monde à Špindlerův Mlýn en République tchèque, elle n’a pas réussi à se qualifier pour une deuxième manche. Huit mois plus tard, à Aspen dans le Colorado, elle se place parmi les dix premières du classement. Le mois suivant, elle monte sur le podium en terminant troisième à Lienz en Autriche. Moins d’un an après cet événement, elle gagne sa première Coupe du Monde à Åre en Suède, alors seulement âgée de 16 ans.

Elle devient très rapidement l’une des chouchoutes des médias en raison de sa simplicité, de sa bienveillance et de sa capacité à plaisanter lors des conférences de presse. Dans ce décor, force était de constater toutefois qu’elle n’était pas dans son élément, ce qui lui conférait un charme authentique.

Son éducation reste ancrée en elle, aujourd’hui encore. C’est une jeune femme merveilleuse qui se trouve être la meilleure skieuse du monde. Et si le ski lui est venu naturellement, fouler le tapis rouge en star internationale du sport a marqué un réel tournant dans sa vie.
festival du film européen
En mai, sur la scène d’un des festivals de cinéma européens les plus prestigieux du monde, Mikaela s’est jointe à d’autres stars américaines du sport en tant qu’invitée de la chaîne américaine NBCUniversal. Alternant les apparitions à la télévision et les tapis rouges, elle a côtoyé des célébrités telles que l’acteur danois incarnant le Régicide de Game of Thrones, Nikolaj Coster-Waldau.

« Pouvoir profiter de cette manière de l’intérêt que suscite mon sport, c’est vraiment génial », a-t-elle déclaré. « Je fais du mieux que je peux pour montrer au public à quel point le ski alpin est un sport amusant. »

Grâce à son rôle d’Ambassadrice Longines, Mikaela se sent plus à l’aise lors de ses apparitions en public et rit désormais lorsqu’elle se souvient de ses premières émissions télévisées.

« Je suis maintenant bien plus rodée », a-t-elle avoué alors qu’elle se préparait pour une émission de télévision en direct à Los Angeles l’été dernier. « La dernière fois que j’ai assisté à ces récompenses, j’ai acheté une robe en magasin de prêt-à-porter et me suis dit : Oh, c’est pas mal, je vais porter ça ! »
élégante à los angeles
Cette année, Mikaela a travaillé avec la célèbre styliste Alexandra Mandelkorn et une robe qui a ébloui sur le tapis rouge à la lumière des stroboscopes. La styliste a été impressionnée par les connaissances de Mikaela en matière de mode et par sa passion pour celle-ci : « Elle s’était bien préparée ». Elles ont alors créé une robe argentée scintillante et près du corps et l’ont agrémentée de quelques magnifiques bijoux.

La skieuse a fait le bonheur des journalistes, interview après interview, elle leur a même offert une séquence amusante avec le patineur artistique Adam Rippon, qui travaillait pour la chaîne de télévision américaine ABC. Et elle a attiré l’attention de bien des célébrités, dont l’actrice anglaise Kate Beckinsale et la star américaine de la télévision et du cinéma Jennifer Garner.
retour sur la neige
En août, après ces événements glamour, elle a repris la route pour des destinations plus fraîches. Dans un premier temps, elle s’est rendue en Amérique du Sud, pour un camp d’entraînement sur neige. Les glaciers d’Europe ont suivi. Puis, pendant six mois, elle empruntera le circuit de la Coupe du Monde, et en février, elle participera aux Championnats du Monde en Suède, où elle tentera de décrocher une quatrième médaille d’or consécutive en slalom.

À chaque arrêt, les médias l’acclameront et les fans feront tout leur possible pour l’apercevoir. Mikaela leur offrira simplement un clin d’œil ou le sourire amical qu’elle arbore en toute circonstance.

C’est un véritable plaisir pour elle de pouvoir faire ce qu’elle aime dans la vie.

Mikaela Shiffrin célèbre sa victoire à Flachau, en Autriche, la saison dernière, après avoir remporté la plus haute somme de l’histoire de la Coupe du Monde féminine.
Mikaela, très élégante, lors du Prix de Diane Longines aux côtés de Walter von Känel, Président de Longines.
bienvenue à Saint-Imier,
berceau de Longines
Peu après avoir remporté son deuxième titre de la saison dans le cadre de la Coupe du Monde de ski FIS, la championne Mikaela Shiffrin a visité le siège de Longines, à Saint-Imier, et a été séduite par la quintessence de la marque au sablier ailé.
Saint-Imier ressemble à bien des égards à d’autres petits villages suisses du Jura bernois. Lieu de création du premier garde-temps Longines en 1832, l’entreprise, qui fait de l’excellence et de la précision ses maître-mots, peut se targuer de posséder un héritage hors du commun.

Située en contre-bas du centre de Saint-Imier, le long des berges de la Suze, le bâtiment de couleur crème et au style épuré fait face aux montagnes boisées. En y entrant, impossible de ne pas être subjugué par l’élégance, une qualité qui définit d’ailleurs très bien la marque Longines.

« En tant qu’athlète, je suis constamment à la poursuite de l’excellence », affirme Mikaela Shiffrin. « Ce qui m’a immédiatement frappée, c’est cet esprit de performance et cette élégance qui règnent dans l’édifice, en particulier chez le personnel. »
une enfant dans l’âme
En tant que championne de ski et Ambassadrice Longines de l’Élégance, Mikaela Shiffrin est habituée à être sous les feux des projecteurs. Mais au fond d’elle-même, en tant qu’athlète, elle adore les enfants. Quoi de mieux donc que d’achever sa visite de Longines par une rencontre avec les jeunes skieurs des Ski-Clubs Saint-Imier et Chasseral Dombresson-Villiers ?

Il y a peu, elle faisait comme eux, admirant ses héros sportifs et aspirant à exceller dans sa discipline. « Quelle agréable surprise de pouvoir rencontrer ces athlètes en herbe. Cela m’a rappelé tellement de souvenirs.
J’espère qu’ils se souviendront longtemps de ce jour et que je pourrai, d’une certaine façon, les inspirer. »
la perfection mène à la précision
Au siège de Longines, la mission de Mikaela était de découvrir la finesse du travail des artisans hautement qualifiés. Parée d’une blouse de technicien, elle s’est rendue dans les coulisses d’un atelier d’horlogerie pour observer le fonctionnement de Longines en interne. La compétence des techniciens et la culture de la perfection l’ont éblouie.

Un véritable esprit de partenariat flottait dans l’air: d’une part, des horlogers expérimentés qui font preuve d’une grande minutie. De l’autre, l’une des plus grandes athlètes du monde, qui a forgé sa carrière de manière similaire, en défiant constamment le temps.

« Je ne regarderai plus jamais mes montres de la même manière », concède Mikaela Shiffrin. « La précision et la méticulosité avec lesquelles chaque montre est conçue m’ont réellement impressionnée. Ce fut en quelque sorte comme assister à la préparation de mes skis, avec les techniciens qui veillent à ce que chaque élément soit à sa place avant chaque course. Chaque petit détail a un grand impact sur la performance. »

En collaboration avec des horlogers chevronnés, la talentueuse skieuse a participé à la création d’une montre qui lui sera dédiée. Les touches personnelles qu’elle a apportées à la montre
« Conquest Chronograph by Mikaela Shiffrin » (en vente dès cette saison) séduiront ses fans.
l’héritage d’une grande marque
Walter von Känel, Président de Longines, et Juan-Carlos Capelli, Vice-Président de Longines et Directeur Marketing International, ont eu l’honneur d’accompagner Mikaela lors de sa visite de l’entreprise, qui abrite également le Musée Longines. Les 186 ans d’histoire de la marque au sablier ailé y sont relatés. La partie du musée retraçant l’histoire de Longines dans le monde du sport depuis 1878 a particulièrement intéressé Mikaela.

Cette dernière a confié que les héros et l’histoire avaient joué un rôle très important durant son adolescence. « En me parlant du riche héritage et des racines fortes de Longines, M. von Känel m’a permis de mieux comprendre la relation entre mon sport, le ski alpin, et mon rôle d’Ambassadrice Longines. »

Visiter la maison de la marque emblématique s’est avéré une expérience très enrichissante pour Mikaela Shiffrin. En tant que jeune skieuse de compétition, elle a reçu le titre de Longines Rising Ski Stars à quatre reprises. Aujourd’hui, en tant qu’Ambassadrice de l’Élégance, elle est considérée comme un membre estimé de la famille Longines. Elle exprime cette fierté familiale dans le cadre de la Coupe du Monde, lorsqu’elle met en valeur les montres Longines en montant sur le podium ou en foulant le tapis rouge.

Mikaela Shiffrin a quitté Saint-Imier avec de très bons souvenirs et une compréhension plus profonde et très personnelle de la norme d’excellence qui a fait la renommée des montres Longines.

Remontant à 1832, l’histoire de Longines a suscité un grand intérêt chez Mikaela Shiffrin lors de sa visite du musée, au siège de la marque à Saint-Imier.
Mikaela Shiffrin découvre l’édition spéciale de la collection Conquest qui lui est dédiée, aux côtés de Juan-Carlos Capelli,
Vice-Président de Longines et Directeur du Marketing International.
deux jours aux côtés
de Mikaela Shiffrin
Ambassadrice de l’Élégance Longines depuis 2014, Mikaela Shiffrin a profité de sa visite au siège de la marque au sablier ailé pour parfaire ses connaissances sur un partenaire qui l’a soutenu dès ses premiers succès. Entre visite au Musée Longines et rencontre avec la relève du ski local, la jeune athlète n’a cessé de s’émerveiller devant l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Elle a ensuite fait route en direction du Bürgenstock Resort Lake Lucerne qui surplombe le lac des Quatre-Cantons pour rejoindre l’équipe créative qui l’attendait pour le shooting photo de la prochaine campagne publicitaire.
La championne du monde Mikaela Shiffrin est accueillie par Walter von Känel, Président de Longines.
Avide de connaissance, Mikaela passe du temps au Musée Longines pour en savoir le plus possible sur l’histoire de la marque horlogère suisse.
La montre de Mikaela de la collection Conquest ajoute une touche d’élégance à sa tenue lors de la visite du Musée Longines à Saint-Imier.
Mikaela se remémore ses souvenirs d’enfance lorsqu'elle rencontre le Ski-Club Saint-Imier lors de sa visite chez Longines.
Mikaela en pleine séance photo pour la nouvelle campagne publicitaire de Longines.
La boutique Longines du Bürgenstock Resort Lake Lucerne met en valeur sur plus de 80 m2 la vaste collection de la marque horlogère suisse.
Mikaela prend la pose dans la piscine du Bürgenstock Resort, au-dessus du lac des Quatre-Cantons, en Suisse centrale, pour la campagne publicitaire de Longines.
la conquest chronograph
by mikaela shiffrin
Subtil mélange de performance et d’élégance, les montres de la collection Conquest incarnent les liens étroits que Longines a tissés avec l’univers du sport. Partenaire privilégié du monde du ski, la marque présente une nouvelle déclinaison issue de cette ligne, personnalisée par son Ambassadrice de l’Élégance Mikaela Shiffrin. Horlogère d’un jour, la championne de ski alpin a eu en effet l’occasion de participer à la création de cette montre lors de sa visite du siège de la marque en avril 2018. C’est dans le cadre de l’ouverture de la Coupe du Monde FIS à Sölden, en Autriche, que ce modèle a été dévoilé.

Ce chronographe en acier de 36 mm arbore un cadran en aventurine bleue – une première pour Longines. Ce matériau confère à la pièce un effet scintillant unique, qui n’est pas sans rappeler celui des flocons de neige virevoltant dans le ciel. Ce modèle affiche 1 chiffre arabe et 11 index, le guichet de la date à 4 heures, la petite seconde à 6 heures, le compteur 30 minutes à 10 heures, et le compteur seconde
en son centre. Un contraste est apporté avec l’aiguille centrale des secondes et celle du compteur 30 minutes, toutes deux de couleur rouge.

Enfin, le fond de la boîte arbore une gravure spéciale représentant la silhouette de Mikaela Shiffrin en course, ainsi que sa signature. Un bracelet en acier complète cette pièce d’exception.

Ravie d’avoir eu l’opportunité d’exprimer son interprétation du « motto » de la marque « Elegance is an attitude », la championne américaine décrit sa montre en ces termes :
« J’espère que mes fans retrouveront dans cette montre quelques facettes de ma personnalité, mon côté sportif et dynamique couplé à une touche de féminité qui m’est propre. »
Conquest Chronograph by Mikaela Shiffrin
Mouvement à quartz chronographe (L538.3)
Fonctions:

– heures
– minutes
– secondes
– date
– chronographe
Cadran :

bleu aventurine, 1 chiffre arabe,
11 index ;guichet de la date à 4 heures ;petite seconde à 6 heures ; compteur 30 minutes à 10 heures ;
compteur seconde au centre
Boîtier :

rond, en acier inoxydable, ø 36 mm,
fond vissé poli miroir avec une gravure spéciale représentant la silhouette de Mikaela Shiffrin à ski et sa signature, couronne vissée, avec protection latérale

Glace saphir antireflet multicouches
Autres caractéristiques:

aiguilles rhodiées avec revêtement Super-LumiNova®  ; bracelet en acier inoxydable avec fermoir déployant et poussoirs ;
étanchéité jusqu'à 300 mètres
( 30 bar )
Découvrir
Horlogère d’un jour, Mikaela Shiffrin a eu l’opportunité d’exprimer son interprétation personnelle de la signature Longines « Elegance is an attitude » dans la personnalisation d’une édition spéciale.
créer la confiance en soignant les détails : le rôle d’un grand coach
« Je pense que la simplicité est la meilleure des approches », explique-t-il.
« Mais pour la trouver, il faut comprendre les variables et les suivre. C’est là que la simplicité devient complexe. En tant qu’entraîneurs, nous devons avoir conscience de chaque détail, d’ailleurs pas seulement sur les pistes. Il ne faut ignorer aucune des variables. »
C’était la fin d’une longue saison de six mois qui avait commencé sur un glacier autrichien. C’était samedi 17 mars, dernier jour de la Coupe du Monde de ski alpin FIS 2018. Le ciel était chargé au-dessus des forêts suédoises.

L’entraîneur de Mikaela Shiffrin, Jeff Lackie, pliait son matériel pour la seconde manche du slalom. Il se tiendrait sur la piste, donnant par radio des informations à la ligne de départ. Après la première manche, Mikaela avait quelques centièmes d’avance. Une situation confortable, mais n'assurant pas encore sa victoire. Côté points, il n’y avait pas beaucoup d’enjeu pour elle ce jour-là. Plus tard dans l’après-midi, elle remporterait le globe de cristal du slalom, mais elle avait déjà assuré ses points depuis longtemps.

En quittant la tente des athlètes en haut du parcours de course, Jeff l’encourage une dernière fois en tapant son poing fermé contre celui de Mikaela. Il lui dit quelques mots. Parfois, ce n’est même pas nécessaire. Il chausse ses skis et descend à son poste. Mikaela se détend. Elle est la dernière à passer aujourd’hui.

Elle vient d’avoir 23 ans et pourrait largement se passer de cette victoire. Ce ne sont pas ces 100 points qui feraient la différence. Mais Åre n’est pas un lieu comme les autres. C’est là qu’elle avait remporté sa première Coupe du Monde cinq ans auparavant et c’est là qu’allaient se disputer les Championnats du Monde.

Mais c’est surtout là qu’un accident à l’entraînement l’avait stoppée net pour deux mois, 826 jours plus tôt. Il s'agissait aujourd'hui de tourner la page.


évolution d’un entraîneur de ski
Le CV de Jeff Lackie ressemble beaucoup à ceux de ses confrères coaches. Il grandit dans le monde des courses de ski au Canada et prend sa retraite probablement avant de connaître l’âge d’or de sa carrière. Il est fier de dire qu’il fut le concurrent de Bode Miller. Comme de nombreux athlètes, il devient entraîneur... mais dès l’âge de 18 ans. Il traîne ses skis à Whistler (Canada), puis en Autriche, avant de retourner au pays. Il entraîne des juniors, puis devient coach fitness. Il travaille un moment au sein de l’équipe de développement du ski alpin canadien, puis se hisse vite parmi les grands, coachant l’équipe nationale féminine du Canada.

Et il y a quatre ans, il saute le pas et intègre l’U.S. Ski Team, aux côtés de Mikaela Shiffrin. Il est entraîneur en chef et coach en renforcement musculaire et remise en forme. Mais sa mission s’étend bien au-delà de ces quelques mots sur sa carte de visite.

Comme il le dit : « S’il est question de performance de haut niveau, je veux être dans le coup.»
la performance naît du détail
Pour le ski, c’est comme pour tous les autres sports de haut niveau : la performance se mesure dans les toutes petites choses, et ce sont les détails qui font la différence.

Jeff mène un programme sur plusieurs axes. Il est l’entraîneur de Mikaela sur la piste de ski, il la coache en salle pour le renforcement musculaire, il met en place son entraînement présaison et il supervise ses tests. Il garde un œil sur tout, du calendrier jusqu’à l’équipement de son athlète.


Mais vous ne le verrez pas sous les projecteurs, car il préfère la discrétion. Et la simplicité.
« Je pense que la simplicité est la meilleure des approches », explique-t-il. « Mais pour la trouver, il faut comprendre les variables et les suivre. C’est là que la simplicité devient complexe. En tant qu’entraîneurs, nous devons avoir conscience de chaque détail, d’ailleurs pas seulement sur les pistes. Il ne faut ignorer aucune des variables. »
l’excellence au quotidien, tout simplement
Il attribue les réussites de Mikaela au fait qu’elle excelle tout simplement chaque jour : « Mikaela ne court jamais pour rien : à chaque pas, à chaque seconde, elle cherche à s’améliorer. C’est cet engagement pour l’excellence qui lui a permis de revenir en force. »

Aujourd’hui, ce qui distingue les grands athlètes et les grands coaches, c’est l'attention qu'ils portent au détail. Si Jeff apprécie de passer des heures debout sur une piste gelée, il sait aussi que son métier l’emmènera parfois hors de sa zone de confort, c’est-à-dire dans des gymnases municipaux à travers le monde, comme dans des soirées de gala. Respecter des horaires de sommeil, s'entraîner tous les jours et pouvoir tenir de longues heures debout : ce sont autant de détails qui permettent à un athlète de rester en lice.

« Elle accorde tellement d’attention et d’importance au détail », poursuit Jeff. « Ce n’est pas étonnant qu’elle soit Ambassadrice Longines. Elle est très précise et réceptive aux informations qu’elle reçoit.

C’est un échange constant. Pour que je parvienne à rester fidèle à moi-même et à l’aider à atteindre le plus haut niveau possible, je dois m’exprimer franchement. »
L'entraîneur Jeff Lackie, à flanc de montagne, lors d'une séance d'entraînement avec Mikaela à Copper Mountain dans le Colorado.
maximiser la performance le jour de la course
Et ce travail dans le moindre détail se poursuivra sur la piste de course pendant la Coupe du Monde, qui durera six longs mois. La saison dernière, Mikaela a pris le départ de trente courses. Peu de disciplines sportives sont aussi exigeantes.

La veille d’une course, il s’agit uniquement de prendre contact avec la neige. Jeff va analyser la station de ski où se déroule la compétition à la recherche d’un petit coin qui permettra à Mikaela de faire quelques descentes. Elle n’a besoin que d’une descente de 18 à 20 secondes pour appréhender la neige du jour et en sentir l'impact sous ses skis. Tout se passe le plus vite possible.

Une fois qu’elle y voit clair, c’est au tour de Jeff et du conseiller technique de chez Atomic, Johann Strobl, de parler des skis. L’équipe peut se déplacer avec cinq ou six paires de skis différentes pour le slalom, chacune avec un réglage légèrement différent.

La veille de la compétition, Jeff et Mikaela discutent du plan de course. « À ce moment-là, je l’oriente sur les qualités physiques que j’attends d’elle le lendemain », précise Jeff.   « Cela dépend de plusieurs variables qui peuvent la toucher : si elle stresse, on peut faire une session agility ; si elle se sent bien, on travaillera sur la réactivité. Tout est conçu autour d’éléments qui risquent d’influencer sa performance. »

En tant qu’entraîneur de ski, Jeff Lackie est habitué à travailler en milieu naturel.
« Ce n’est pas comme en natation, où vous savez exactement quand aura lieu la course et combien mesure le bassin », poursuit-il. « Il faut être flexible. »

Et cela nous ramène à Åre, il y a trois ans. « Ce fut l’une de ces mésaventures que l'on connaît parfois dans le sport. Elle skiait comme jamais. Il arrive que les athlètes soient en état de grâce, et sortent des choses qu’ils n’avaient jamais exprimées », explique Jeff.

C’était une journée d’entraînement comme tant d’autres. Mikaela venait de sortir d’une porte avec autant d’intensité que d’habitude quand la pente l’a entraînée directement vers les filets. Résultat : une blessure au genou, qui l’a immobilisée plus de deux mois.

Jeff a joué un rôle clé dans l’équipe qui l’a aidée à se remettre en selle. Il fallait la faire revenir à la compétition tout en préservant son genou.

« Pour moi, nous n’avions d’autre choix que de donner du temps au temps : elle n'avait que 21 ans, pourquoi sacrifier le reste de sa carrière pour une ou deux Coupes du Monde de plus ? »

Après huit semaines de rééducation, elle s’entraîne pendant six jours sur neige, dans le Colorado, puis en Suisse, où elle remporte sa première course à Crans-Montana.

faire confiance et se faire confiance
Retour à Åre, aux finales de la Coupe du Monde de ski alpin FIS 2018, en mars dernier : Jeff est confiant quand il donne son feedback à Mikaela par radio : « Cette descente, c’est la tienne, régale-toi. Tu peux foncer tout le long et passer les obstacles à pleine vitesse. Allez, go ! »

Et c’est ce qu’elle a fait. Dans la dernière pente, elle a une belle seconde d’avance.

Il l’observe avec la fierté que tout coach ressent pour son athlète. Et au fond, il sait que c’est une question de confiance.

« C’est facile de soutenir un athlète et d’être confiant quand il a fait le travail. Et elle l’avait fait », confie-il. « C’est très facile pour moi de croire en elle. Et c’est plus facile aussi pour elle d’avoir confiance en moi. »

Rechercher l’excellence, c’est prendre des risques pour réussir. « Je sais que certains coaches vivent au travers du succès de leurs sportifs », poursuit Jeff. « Mais c’est elle qui prend tous les risques. Ce n'est pas donné à tout le monde. C’est la raison pour laquelle elle est toujours sur le podium. »

Après sa victoire, Jeff la rejoint sur l’aire d’arrivée, frayant son chemin entre les gens attroupés pour les festivités et les interviews. Elle est très sollicitée, mais il se glisse à sa hauteur, pose une main sur l'épaule de la skieuse, et lui chuchote : « Je suis content pour toi.» Avant de s’éclipser.
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