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Ambassadeur Longines de l'élégance : Aksel Lund Svindal

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entretien avec
Aksel Lund Svindal
Depuis plus d’une décennie, Aksel Lund Svindal est invariablement l’un des athlètes les plus captivants et les plus performants du monde. Ayant remporté neuf médailles aux Championnats du Monde, dont cinq médailles d’or, il est le symbole de l’excellence sur les pistes. À l'issue de l'ensemble des Coupes du Monde auxquelles il a pris part, il a brandi onze globes de cristal. Athlète polyvalent de haut niveau, il a été vainqueur dans presque toutes les disciplines. Le super-G et la descente, cependant, sont ses favorites : lors de ces courses, il a enregistré des temps exceptionnels et fait preuve d’une grande précision.

Peu d’athlètes ont marqué le ski alpin comme le Norvégien Aksel Lund Svindal. Puissant, sympathique et généreux, il a séduit des fans dans de nombreux pays. Celui qui fêtera ses 36 ans en décembre est plus combatif que jamais : c’est une force avec laquelle il faudra compter lors des Championnats du Monde à Åre en février 2019. Ambassadeur Longines de l’Élégance depuis onze ans, Aksel Lund Svindal nous a accordé un entretien à la veille de l’ouverture de la saison de la Coupe du Monde de ski alpin FIS.
Vous avez grandi en dehors d’Oslo, j’imagine que vous avez débuté le ski très jeune.
Je viens d’une famille de skieurs : mes parents se sont rencontrés lorsqu’ils étaient instructeurs de ski. Avant cela, ils faisaient tous les deux de la compétition. Je n’aurais jamais commencé à skier si mes parents ne m’avaient pas emmené, enfant, dans les collines près d’Oslo et dans le chalet de mes grands-parents à Geilo, à trois heures de route. C’était un chalet à l’ancienne, avec des lits superposés : on devait partager l’espace.
Qui vous a inspiré pendant votre jeunesse en Norvège ?
Lasse Kjus et Kjetil Aamodt étaient mes héros. C’étaient des superstars. Ils faisaient partie d’un autre monde et j’étais à des lieues de penser que je les rencontrerais. Mais tout s’est enchaîné très vite. À l’âge de 17 ans, je les ai rejoints dans un camp d’entraînement. À cette époque, j’avais encore des posters d’eux sur les murs de ma chambre. Et pourtant j’étais là, à la même table qu’eux, et j’avais l’impression d’être un membre à part entière de l’équipe. C’est l’une des plus chouettes expériences que j’ai vécues. C’est une valeur que j’essaie de transmettre à mon équipe aujourd’hui : intégrer tout le monde et faire en sorte que chaque membre se sente aussi important que les autres.
L’équipe norvégienne compte de nombreuses vedettes. Dans votre sport, vous êtes en compétition contre vos coéquipiers. Comment faites-vous pour maintenir l’esprit d’équipe ?
À l’exception des deux minutes pendant lesquelles la course se déroule, le ski est un sport d’équipe. Si vous le considérez sous cet angle, il est plus facile de cultiver l’esprit d’équipe. Chaque membre doit être fermement persuadé qu’il améliorera sa performance pendant la course s’il fait preuve de coopération et de solidarité. Vos coéquipiers peuvent être vos plus solides concurrents. Cela dit, si tous les membres de l’équipe pensent que nous avons atteint ce niveau parce que nous travaillons ensemble, on peut rester soudé. Mais ce n’est possible que si tout le monde joue franc-jeu et que personne n’essaie de tirer la couverture à lui.
En tant qu’athlète professionnel, qu’avez-vous retiré de partenariats tels que votre rôle d’ambassadeur pour Longines ?
Il est important de travailler avec des marques et des personnes qui partagent vos valeurs. C’est ce qui permet d’être un bon ambassadeur, et de rester fidèle à ses principes. La plupart des gens ne voient que les produits finis de la marque, tels que les montres de Longines. Mais un athlète qui collabore avec une marque passe beaucoup de temps avec les personnes qui travaillent sur ces produits. On tisse des relations personnelles et on apprend à apprécier leur valeur. Je travaille avec Longines depuis plus de onze ans et je suis sûr que nous entretiendrons encore des rapports privilégiés lorsque j’aurai pris ma retraite. Ce type de partenariat est très instructif en matière de respect dans les affaires. Dans le monde du business comme dans celui du sport, le fair-play devrait être la norme.
La tournée de la Coupe du Monde, qui dure plus de six mois, peut être éprouvante. Mais elle vous a donné l’opportunité de visiter des lieux incroyables. Quelles sont vos destinations favorites parmi celles où vous vous êtes arrêté ?
­C’est facile de passer à côté lorsqu’on se concentre sur la course, mais c’est vrai qu’on visite des endroits magnifiques. La vue depuis le départ de la course à Wengen, la route qui passe à travers les Dolomites pour aller jusqu’à Val Gardena, ou encore la vue de 50 000 personnes agglutinées dans la neige sur les bords de la piste à Kitzbühel sont autant d’expériences exceptionnelles qui caractérisent la discipline sportive de la descente. Quand je ne suis pas à la montagne, j’aime aller au bord de l’océan, surtout en été. Une île paisible est le lieu idéal pour se reposer après un long hiver.
Aksel, vous êtes revenu à la compétition après une blessure et avez remporté le super-G de Kitzbühel. Qu’avez-vous ressenti ?
Kitzbühel est toujours un lieu spécial, et d’autant plus après une grosse chute. J’étais très nerveux au départ, et très heureux du résultat. Comme la ligne d’arrivée était plus haut sur la montagne, il y avait très peu de spectateurs. C’était assez étrange. Mais c’était chouette aussi : comme il y avait moins de monde, j’ai pu identifier les membres de mon équipe, tels que mes coaches, qui travaillent dur pour que je puisse remporter des courses. Ils étaient tout près, et je les ai repérés juste après avoir franchi la ligne d’arrivée. J’ai pu voir l'émotion sur leur visage et les entendre me féliciter. Après avoir vécu des courses difficiles à Kitzbühel, c’était génial de remporter la victoire.
Åre a joué un rôle pivot dans votre carrière : vous y avez remporté deux médailles d’or en 2007. C’était aussi un lieu spécial pour vous lors de la tournée de la Coupe du Monde ?
J’adore Åre ! C’est génial de skier en Scandinavie, devant mes compatriotes. Et puis il y a une bonne ambiance à Åre. J’ai de très bons souvenirs là-bas. Les coureurs ont tendance à aimer les montagnes où ils ont été très rapides, et les Championnats du Monde 2007 font partie de mes meilleurs souvenirs !
Vos fans vous voient comme un athlète qui aime les sports de plein air extrêmes tels que le ski alpin. Quand vous ne vous entraînez pas, qu’est-ce que vous aimez faire ?
Je suis toujours très inspiré par les gens qui ont du talent et qui manifestent de l’enthousiasme. Pour autant que je fasse équipe avec les bonnes personnes, je peux m’intéresser à presque n’importe quel sujet. Je passe par conséquent beaucoup de temps loin des pistes de ski et du monde du sport. L’un des domaines pour lesquels j’ai développé un véritable intérêt est l’entrepreneuriat. Les entreprises modernes qui disposent d’une technologie et d’un modèle d’affaires capables de perturber le marché m’intriguent. Pour développer une entreprise, comme pour percer dans le monde du sport, il faut fournir des performances extrêmes.
À l’heure actuelle, les athlètes de sports d’hiver usent de plus en plus souvent de leur statut pour promouvoir des pratiques durables. En tant que sportif d’élite, quelle importance attachez-vous à l’environnement ?
Les athlètes ont la chance de pouvoir servir de modèles ; c’est formidable lorsque ce statut nous permet de mettre en avant des thématiques aussi importantes que le développement durable. J’ai lancé une entreprise de vêtements qui met l’accent sur la manière dont les vêtements sont fabriqués puis utilisés, et sur le fait qu’ils ne devraient pas finir à la poubelle, mais être recyclés pour créer de nouveaux produits. Nos objectifs dépassent le simple succès financier, ils sont plus importants. D’où notre nom : « >A » (Greater Than A). Pourquoi « A » ? Parce que cette lettre peut se rapporter à beaucoup de choses : à la meilleure catégorie d’un classement, à la meilleure note à l’école... ou à mon prénom.
Vous avez connu l’une des plus belles carrières de skieur alpin. Y a-t-il encore des objectifs que vous souhaiteriez atteindre ?
Quand je repense à ce qui m’est arrivé au cours de ma carrière, j’ai de la peine à croire que plus de quinze ans se sont écoulés. Ce ne sont pas des moments précis qui en ressortent, mais l’ensemble des expériences que j’ai vécues en tant qu’athlète de niveau international, et le monde auquel j’ai appartenu. C’est aussi ce dont je vais me souvenir pour avancer.
Aksel, merci d’avoir accordé du temps à White Season.
Souhaitez-vous dire quelque chose encore à vos fans ?
Que ce soit pour le sport en lui-même, les lieux qu’on découvre ou les rencontres qu’on y fait, le ski est extraordinaire. L’ambiance lors des courses et l’enthousiasme des fans que je rencontre participe beaucoup au plaisir du sport. Merci à tous les fans de ski !
journée de course avec
Aksel Lund Svindal
Des dizaines de milliers de spectateurs se masseront aujourd’hui le long de la légendaire Streif à Kitzbühel. Aksel Lund Svindal, skieur norvégien vedette et Ambassadeur Longines de l’Élégance, ne sera sur la piste périlleuse que pendant 1 minute, 30 secondes et 72 centièmes. Cette minute et demie de vitesse sera le point culminant de cette longue journée sur la montagne. Ce vendredi, l’élégante station de sports d’hiver au cœur du Tyrol accueille le super-G.
06:30
Le réveil sonne. L’épreuve ne débutera qu’à 13 h 00 aujourd’hui en raison de la neige lourde et mouillée. Aksel regarde l’étendue blanche par la fenêtre et vérifie la météo sur son smartphone. Dans l’obs-curité qui précède l’aube, il dispose de quelques précieuses minutes pour se détendre et consulter les nouvelles du jour. Le soleil ne se lèvera pas avant près de deux heures. Il a le temps de lire quelques e-mails des amis et de la famille. D’écouter un peu de musique. De prendre un café.
06:45
Le temps file. Aksel saute sur un vélo d’appartement pour mettre son corps en mouvement. C’est un programme exténuant, surtout lorsque l’on se relève d’une blessure à l’âge de 35 ans.
07:00
Les mains du physiothérapeute d’Aksel pétrissent ses muscles. La douleur est le lot des athlètes. L’esprit du skieur revient sur sa chute ici, il y a deux ans. Il venait de remporter le super-G lorsque le désastre s’est produit le lendemain sur la Hausbergkante durant la descente du Hahnenkamm. Son espoir de décrocher un globe de cristal s’est brutalement envolé, la course s’étant pour lui achevée sur un brancard. « Je me suis un peu bousillé le genou et je suis sur le point de me faire opérer », écrivait-il sur Facebook. « C’est moche alors qu’on est au beau milieu de l’hiver, mais c’est la vie. Il y a des hauts et des bas et il faut prendre les choses comme elles viennent. »

Son retour neuf mois plus tard a été de courte durée. Il a dû être réopéré à Oslo en janvier et a manqué les Championnats du Monde de ski alpin FIS à Saint-Moritz. Mais sa souffrance l’a aiguillonné. Il est revenu à Kitzbühel parce qu’il a quelque chose à prouver.
07:15
Des radios grésillent dans l’obscurité à l’ouverture des remontées mécaniques. Muni de sacs à dos, le personnel de course monte en silence à bord des télécabines du Hahnenkamm et laisse tomber son matériel au sol. Pendant la nuit, des équipes ont dégagé la neige mouillée de la piste. Toutes les ressources disponibles ont été déployées pour que la course puisse continuer.
07:30
Six heures jusqu’à son départ, plus de deux heures jusqu’à l’inspection du parcours. Aksel rejoint ses coéquipiers pour le petit-déjeuner. La conversation est détendue. Son équipe est soudée. Assis, ils attendent que leurs entraîneurs les éclairent sur ce qui les attend aujourd’hui. Les responsables de la course ont complètement modifié le parcours. Apparemment, le départ aura lieu sur la Mausefalle, l’arrivée à Oberhausberg, haut sur la montagne, hors de vue de son emplacement habituel.
08:00
Stefan Berthold, le technicien de ski Head d’Aksel, sort pour en apprendre davantage sur la neige : il observe la météo, surveille l’humidité, relève la température de la neige. Chaque bribe d’information se traduira en centièmes de secondes pour son athlète pendant la course. Aujourd’hui est l’une de ces journées où son salaire sera plus que mérité.
08:30
Dans leur hôtel, les athlètes norvégiens ont rassemblé leur équipement et se préparent à rejoindre les remontées mécaniques pour s’échauffer sur un parcours d’entraînement.
09:30
Le jury de la compétition se dirige vers le départ pour l’inspection décisive : il faut s’assurer que tout est en ordre pour le coup d’envoi prévu à 13 h 00. Dans la télécabine, tous sont conscients de la portée des décisions qu’ils s’apprêtent à prendre. En tant qu’entraîneurs, ils étaient avides de victoire. Mais ils avaient aussi pour mission de veiller à l’intégrité physique des athlètes.
09:45
Encore trois heures avant le départ : beaucoup de choses peuvent changer. Markus Waldner, directeur de course de la Coupe du Monde de ski FIS messieurs, réunit le jury. Les organisateurs ont effectué un travail extraordinaire sur le parcours. Les prévisions météorologiques sont optimistes. La décision de maintenir la course est prise.
10:00
Les radios diffusent la nouvelle. Les téléphones s’allument à l’arrivée des SMS. Aksel consulte sa montre Longines. L’heure de l’inspection approche. Dans 45 minutes, il doit être au départ. Peut-être une dernière course d’échauffement, puis retour à la télécabine.
10:45
Inspection du parcours : les athlètes s’élancent de la cabane de départ pour visualiser chaque virage, chaque nuance du tracé de la course. Aksel descend la Mausefalle sur ses skis d’entraînement, appuyant sur les carres métalliques pour contrôler sa vitesse. Dans deux heures et demie, il les lâchera pour dévaler la pente raide.

Aksel est avec ses coéquipiers, ils inspectent la piste ensemble, en équipe. Certains d’entre eux rivaliseront avec lui pour la victoire dans quelques heures. D’autres le considèrent comme un mentor. Aksel discute avec les entraîneurs aux points critiques du parcours. Brefs entretiens sur la stratégie. Quelques plaisanteries pour détendre l’atmosphère. Près de la ligne d’arrivée, il échange un poing-à-poing et quelques réflexions sur le tracé avec l’entraîneur américain Johno McBride. Rivaux sur la piste, Américains et Norvégiens n’en sont pas moins proches.
11:00
L’inspection est un jeu intellectuel qui consiste à mémoriser le parcours et prendre la mesure de la compétition. À sentir le grain de la neige sous ses skis. À scruter le ciel pour évaluer le temps. À faire abstraction de la foule qui s’entasse plus bas. Le parcours est inhabituel en raison de la météo. L’inspection est donc doublement importante aujourd’hui.
11:30
Encore 90 minutes avant le début de la course. Aksel franchit la ligne d’arrivée déplacée aujourd’hui en haut de la montagne, sous l’Oberhausberg. Il glisse jusqu’à son technicien Stefan et lui remet ses skis.
11:45
Il reste près de 90 minutes à Aksel avant son départ. Après un saut à l’hôtel, il emprunte la télécabine jusqu’au salon des athlètes, au sommet. L’heure est à la détente. Il sait qu’il est prêt. Mais il est nerveux. Aujourd’hui est un jour important.
12:45
L’ORF, la chaîne autrichienne qui couvre la course, envoie un skieur sur le parcours avec une caméra subjective pour montrer le point de vue d’un coureur. À l’approche du coup d’envoi, une fébrilité tendue s’empare de la zone d’arrivée.
12:53
Le premier ouvreur de piste prend le départ en trombe. Il s’agit de jeunes skieurs qui testent la piste pour vérifier que tout est sécurisé et rêvent du jour où leur nom figurera sur la liste des compétiteurs.
13:00
L’horloge Longines bipe dans la cabane de départ lorsque le premier coureur en jaillit agressivement et s’élance sur le parcours. C’est dur d’être le premier.
13:12
Les intervalles de départ sont d’un coureur toutes les deux minutes. Le coéquipier et ami d’Aksel, Kjetil Jansrud, qui part en septième position, attaque le parcours et prend la tête de la course, au grand désespoir des fans de l’Autrichien Hannes Reichelt, relégué en deuxième place pour sept malheureux centièmes de seconde.
13:20
Au fur et à mesure que son départ se rapproche, le technicien et l’entraîneur d’Aksel le préparent. L’ambiance est calme et studieuse. Les skis sont essuyés, les chaussures nettoyées. Clic, clac, Aksel ferme ses fixations. Un peu plus nerveux que d’habitude. Il pense au même moment il y a deux ans.
13:28
L’heure est venue. Aksel glisse vers le portillon de départ, place ses bâtons au-dessus de la baguette de départ. Un coureur peut gagner de précieuses fractions de seconde au départ en se redressant avec ses bâtons et en laissant la gravité propulser ses tibias vers le bas pour ouvrir la baguette et lancer le chrono.

Aksel dévale la Mausefalle (piège à souris) et aborde le Steilhang. Il est bon, mais à environ un dixième de seconde du temps établi par son coéquipier. Lorsqu’il attaque le Karussell, ses skis semblent prendre vie. Il négocie les virages techniques et entre dans le Brückenschuss. Ses carres fendent la neige dans les courbes complexes. Le dessous de ses skis file comme une fusée sur le plat.

Sa maîtrise de la course est parfaite. À présent, il lui faut un mental d’acier pour dompter l’arrivée inhabituelle. Il franchit le saut du Seidlalmsprung, s’engage dans le Lärchenschuss et soudain, c’est l’arrivée. Poing brandi, il consulte l’horloge Longines sur le tableau d’affichage. Il est en tête.
13:34
L’atmosphère est un peu étrange, puisque les spectateurs sont bien plus bas. Quelques entraîneurs patientent avec des sacs aux couleurs des équipes. Aksel aperçoit l’entraîneur sportif norvégien Lars Mæland et lui donne l’accolade. De nombreux coureurs susceptibles de représenter une menace restent en lice. Mais en tant qu’athlète chevronné, Aksel sait quand il a fait une bonne descente.
14:20
La course n’est pas finie, mais tous les favoris ont pris le départ. Aksel est vainqueur. La compétition se poursuit tandis qu’une photo de podium improvisée est prise dans la zone d’arrivée. Aksel s’adresse aux médias, admet qu’il était tendu à l’idée de revenir à Kitzbühel, mais le résultat lui donne le sourire.
15:00
Retour à l’hôtel : il est temps de remonter sur le vélo d’appartement pour récupérer de la journée. Ses coéquipiers passent le féliciter. Il répond aux appels et aux SMS de ses amis. Aujourd’hui était un jour spécial. Et ce n’est pas fini, puisque l’épreuve de descente débute dans vingt heures à peine.
17:00
Les entraîneurs se retrouvent au centre de congrès pour la réunion
de fin de journée des capitaines d’équipe, où le directeur de course de la Coupe du Monde de ski FIS messieurs, Markus Waldner, passe en revue le programme d’information que les entraîneurs transmettront le soir même aux athlètes.
18:30
Ce vendredi soir, le désordre règne à Kitzbühel. En prévision de la descente du lendemain, des mil-liers de fans prennent d’assaut le village tyrolien. Aksel est escorté jusqu’à la Zielhaus, à côté de la zone d’arrivée principale. Il y est récompensé pour sa victoire en super-G et assiste à la présentation publique de la descente du Hahnenkamm du lendemain. Il partira en cinquième position.
19:30
Il est temps à présent de se concentrer pleinement sur la descente de samedi. Avant le repas du soir, l’équipe fête brièvement la victoire d’Aksel à l’hôtel. Les entraîneurs informent les coureurs sur la compétition et la météo et leur distribuent les numéros de dossard.
20:30
Le calme est revenu à l’hôtel. Aksel en profite pour avoir un entretien de dernière minute avec son technicien sur la stratégie, répondre à ses e-mails personnels et se détendre. Plus bas, au village, la fête ne fait que commencer au légendaire bar Londoner. Des drapeaux norvégiens flottent un peu partout.
21:00
Nouvelle course importante demain. Il est temps de se mettre au lit. Aksel s’accorde un moment pour repenser à sa journée. Elle a été longue. Son équipe de soutien l’a beaucoup aidé. L’espace d’un instant, il savoure le souvenir de son exploit sur la Streif.
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