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Interview avec sarah lewis

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Interview avec sarah lewis
Ancienne membre de l’équipe britannique de ski alpin, Sarah Lewis a rejoint la FIS en 1994 comme coordinatrice de coupe continentale pour le ski alpin. Elle est ensuite devenue directrice de la FIS avant d’en être nommée secrétaire générale en l’an 2000. C’est l’une des rares femmes à occuper un poste d’importance dans une fédération sportive olympique internationale majeure.
En 23 ans à la FIS, vous avez vu l’organisation se développer et croître considérablement. Quels sont les trois plus grands changements auxquels vous avez assisté ?
Nombre de changements dans l’univers du ski font écho à l’évolution de la société ces 23 dernières années. J’ai rejoint la FIS en 1994 comme coordinatrice de coupe continentale pour le ski alpin, à l’aube d’Internet. L’adoption rapide de ce réseau a permis la transmission instantanée d’informations de manière électronique, au lieu d’avoir recours aux imprimantes et fax. Au fil des ans, la FIS a utilisé les nouvelles technologies pour améliorer son fonctionnement. La capacité à toucher les masses grâce aux réseaux sociaux nous a permis d’atteindre un public jusque-là inespéré, en termes de volume comme de localisation.
Les données des compétitions, qui peuvent désormais être générées par Longines, notre Chronométreur et Partenaire Officiel, ont apporté une nouvelle compréhension de la performance des athlètes, ce qui est passionnant. Nous avons pu constater que le niveau d’engagement et d’intérêt du public atteint de nouveaux sommets avec l’application de la FIS qui a été lancée l’année dernière et que nous allons continuer de développer.
Les avancées technologiques ont aussi directement touché le sport, avec l’évolution de l’équipement sportif et ses répercussions sur le ski de loisir. La qualité des pistes, pentes et parcours a aussi évolué pour offrir aux athlètes des conditions de ski plus sûres et équitables.
Enfin, l’expansion globale de nos activités et de la FIS en tant qu’organisation a été considérable. La FIS compte aujourd’hui 129 associations nationales de ski parmi ses membres et emploie 59 collaborateurs techniques et administratifs provenant de cinq continents et 18 nations, pour souligner son statut international.
Depuis que vous êtes devenue secrétaire générale en l’an 2000, qu’est-ce qui a changé pour vous personnellement ?
Je suis sûre qu’il y avait plus d’heures dans une journée et plus de semaines dans une année à l’époque ! Ma fonction a évolué de plusieurs façons, à la fois en interne au sein de la structure et de l’administration de la FIS, puisque nous avons renforcé nos équipes de direction technique et administrative, et en externe à travers l’interaction avec les organisations internationales. Celles-ci incluent l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le CIO, qui a permis aux fédérations internationales de diriger les aspects techniques de leurs sports aux JO d’hiver, et m’a nommée secrétaire générale de l’Association des fédérations internationales des sports olympiques d'hiver (AIOWF) en 2014.
Grâce à la compétence du personnel technique de la FIS qui gère les compétitions de Coupe du Monde et travaille avec les associations nationales de ski, les comités organisateurs ainsi que les prestataires et partenaires, la FIS et moi-même avons pu prendre de nouvelles mesures pour développer le sport.
Quels sont, selon vous, les trois principaux défis futurs à relever pour la FIS et le ski ?
La participation et l’engagement de la jeunesse (un problème rencontré par le sport en général) ; le dégagement de ressources à investir dans le sport ; et la recherche d’un équilibre au sein de nos disciplines garantissant des compétitions passionnantes, attrayantes, sûres et justes. La liste ne s’arrête pas là, nous devons également maintenir l’accent sur un sport propre, affronter les conséquences du changement climatique et poursuivre le développement des médias numériques.
Suite aux récents scandales, le mouvement sportif international est scruté à la loupe. À votre avis, comment la gouvernance du sport peut-elle regagner la confiance du public ?
Les scandales au sein de diverses organisations sportives nationales et internationales ont terni la réputation du mouvement sportif dans son intégralité. Les pratiquants et les fans sont des acteurs importants du sport et beaucoup s’intéressent à la façon dont leur discipline est dirigée. Transparence et responsabilité sont essentielles aux organisations responsables de la gouvernance du sport.
Quels ont été pour vous les temps forts de la saison de ski 2016/2017 ?
La saison 2016/2017 a été exceptionnelle pour la Coupe du Monde FIS de ski alpin qui a fêté sa 50ème saison, un anniversaire célébré par de nombreux organisateurs. Longines, Chronométreur et Partenaire Officiel de la FIS en ski alpin, a tenu à marquer l’événement en créant une magnifique montre limitée à 50 exemplaires. En février, les Championnats du Monde FIS de ski alpin à Saint-Moritz, en Suisse, ont connu un succès retentissant, en remplissant des stades et en réunissant des millions de spectateurs à travers la planète. Ils ont été suivis par les remarquables Championnats du monde FIS de ski nordique avec leurs épreuves de ski de fond, saut à ski et combiné nordique à Lahti, en Finlande, puis par les Mondiaux FIS de ski freestyle et snowboard à Sierra Nevada, en Espagne, et leurs multiples épreuves spectaculaires.
Nous sommes à quelques semaines de la prochaine saison qui verra la Corée accueillir son premier événement d’hiver majeur. Quelles sont vos attentes à l’égard de la saison olympique 2018 ?
Les JO d’hiver sont toujours un temps fort et un objectif important pour les athlètes et équipes. C’est l’occasion unique de promouvoir les disciplines de la FIS auprès d’un nouveau public non assidu à l’année, mais qui suit les Jeux. Le comité de PyeongChang 2018, trois fois candidat à l’investiture, se prépare à ces Jeux depuis plusieurs années, et nous nous attendons donc à un bon déroulement.
La FIS a récemment annoncé un nouveau partenariat avec Alisports pour inciter 30 millions de Chinois à la pratique régulière du ski d’ici à 2022 et aux Jeux de Beijing. Qu’est-ce que cela signifie pour la FIS et le ski d’avoir un marché et un public grandissant en Chine ?
La FIS et l’Académie FIS sont en train de concevoir un nouveau programme baptisé « Get Into Snow Sports - China », visant à servir l’objectif du gouvernement chinois d’attirer 300 millions de nouveaux pratiquants des sports de neige dans le cadre du développement du pays et du retentissement des JO d’hiver de Beijing 2022. C’est une occasion vraiment unique d’étendre les sports de neige à un marché émergent et d’accroître l’empreinte mondiale du sport, ce qui aura également une influence positive sur le tourisme des sports d’hiver et l’industrie du ski en Chine et au-delà.
Les jeunes d’aujourd’hui ont de nombreux moyens d’occuper leur temps libre. Comment la FIS contribue-t-elle à les convaincre de pratiquer un sport et en particulier des sports de neige ?
Il y a 10 ans, la FIS a lancé la campagne « Bring Children to the Snow » conçue pour attirer les enfants et adolescents vers les sports de neige. Depuis, plusieurs millions de nouveaux pratiquants ont pu goûter aux joies des sports de neige grâce à ce programme. Il implique non seulement les structures existantes d’organisateurs et d’associations nationales du ski au sein de la FIS, mais aussi l’industrie des sports d’hiver, les stations, les écoles de ski et les organismes touristiques au sens large, tous désireux d’attirer les enfants vers les sports de neige.
À titre personnel, à quelle fréquence parvenez-vous à skier dans l’année, étant donné votre emploi du temps chargé ?
Je suis présente aux événements de la FIS et donc sur la neige tous les week-ends durant la saison et pendant les Mondiaux FIS et JO d’hiver. Pourtant, le temps dont je dispose vraiment pour skier est très limité, alors je savoure d’autant plus ces moments.
Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter ?
Oui, Longines est un formidable partenaire pour le ski alpin et la FIS. Nous nous réjouissons de continuer à renforcer notre partenariat et d’exploiter au mieux les possibilités passionnantes que nous offre Longines, grâce au développement continu de nouvelles technologies, pour faire connaître et promouvoir notre sport et ses valeurs.
Longines a célébré le 50e anniversaire de la Coupe du Monde FIS de ski alpin, avec une édition limitée de la ligne The Longines Saint-Imier Collection.
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