Chapitre 03

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Le nouveau village partenaires :
Élégance et modernité
Plus spacieux et ouvert sur les courts, le nouveau village de Roland-Garros offre de meilleures conditions d’accueil et de travail. Une première étape réussie pour le projet du nouveau Roland-Garros.
Saviez-vous que Roland-Garros est l’événement sportif qui a inventé le village partenaires ? Ce dispositif de relations publiques, qui fait la fierté de la Fédération Française de Tennis, a depuis été repris dans des disciplines aussi variées que le rugby, le football ou encore la Formule 1. Encore aujourd’hui, les Internationaux de France de tennis sont le seul Grand Chelem à disposer d’une telle infrastructure.

Pouvoir inviter leurs collaborateurs, clients, prospects ou autres convives dans des conditions privilégiées revêt une importance toute particulière pour les partenaires. Leur offrir toutes les infrastructures nécessaires à un accueil digne du niveau d’exigence et de l’élégance de Roland-Garros est une volonté sans cesse affichée par la Fédération Française de Tennis.

Créé dans les années 1980 sous l’impulsion de Patrice Clerc, alors directeur du tournoi, le village partenaires de Roland-Garros se situait jusqu’à présent au sud-ouest de l’enceinte, entre le court n°1 et le boulevard d’Auteuil. Des tentes allouées aux partenaires se situaient de part et d’autre d’une terrasse longiligne en teck. Cet élégant écrin bénéficiait d’un charme certain tout en donnant la sensation d’être à l’écart de l’effervescence du tournoi.
Désireux d’offrir aux partenaires des structures en dur plus spacieuses et plus modernes, la construction d’un nouveau village était l’un des axes de chantier du projet du nouveau Roland-Garros. Les premiers coups de pelle ont été donnés en octobre 2015 par les ouvriers de Vinci Construction. Au plus gros du chantier, ce sont non moins de 400 ouvriers qui ont été mobilisés. Après 24 mois de travaux, et deux interruptions pour la bonne tenue du tournoi, le bâtiment était livré en février dernier.

Idéalement situé à l’emplacement de l’ancien Centre National d’Entraînement, il devient un élément structurant du stade, à mi-chemin entre les courts Philippe-Chatrier et Suzanne-Lenglen, que les invités peuvent désormais joindre avec célérité. Il accueille dans sa partie immergée sur trois sous-sols, les 400 arbitres, 250 ramasseurs de balles et 120 personnes responsables de l’entretien des courts, tous mobilisés sur le tournoi.

Il faut remonter à la surface pour trouver la zone dédiée aux partenaires. Organisé autour d’un élégant patio recouvert de bois, merveille d’architecture et de modernisme, le nouveau village, tout de verre et d’inox, conserve le charme de son prédécesseur tout en s’ancrant solidement dans la plus pure tradition d’élégance et de prestige de Roland-Garros.
Dix-sept espaces de relations publiques, disposés sur deux étages, surplombent la cour centrale et les majestueux trois pins qui y sont plantés. Désormais, les partenaires bénéficient d’équipements modernes, d’une cuisine dédiée, d’une cave ou encore de bureaux, en plus de pouvoir disposer d’une salle de réunion. Surtout, ils peuvent investir des structures pérennes qui leur sont exclusivement allouées et qu’ils peuvent aménager pour plusieurs années.

Auparavant quelque peu excentré, le village profite de se retrouver au cœur du stade pour se décloisonner et s’ouvrir sur les courts tout en conservant sa tranquillité. Cela se traduit par un splendide rideau de verre de cinquante mètres de long sur huit mètres de haut, offrant un point de vue privilégié sur les courts n°7 et no9 – également modernisés – dont les rencontres peuvent désormais être suivies par les partenaires et leurs invités depuis le patio ou les terrasses.


De l’accueil aux espaces privatisés, tous les volumes ont été augmentés. « La surface totale est supérieure de 50 %. Les espaces attribués aux partenaires sont quant à eux passés de 75 m2 à plus de 100 m2 », explique Gilles Jourdan, directeur du projet de modernisation de Roland-Garros. Autant d’infrastructures de haut standing qui perpétuent la tradition d’excellence du tournoi.

Si l’ancien village existe toujours, il accueille désormais des espaces de restauration privatisés, rassemblés en un lieu baptisé Le Hameau, en plus d’héberger diverses structures auparavant contenues dans des zones du stade rendues indisponibles par les travaux. Il faudra attendre 2020 pour le voir définitivement disparaître. Entre-temps, le court Simonne-Mathieu, semi-enchâssé dans les Serres d’Auteuil, aura été rendu opérationnel pour l’édition 2019, la Place des Mousquetaires sera devenue une vaste esplanade verte et le court Philippe-Chatrier aura été entièrement rebâti et monté d’un toit rétractable. La qualité et la beauté du nouveau village partenaires ne peuvent en tout cas que laisser présager le meilleur pour les infrastructures qui verront le jour, et pour l’avenir du tournoi.
Bernard Giudicelli
Président de la Fédération Française de Tennis (FFT)
Présentation
« Je suis un élu de terrain, un président connecté qui ne perd pas le contact avec la base, les clubs où je prends la température. L’inspiration viendra du terrain. Notre communication va favoriser les échanges d’expériences. J’ai l’impression d’être sur le lac de Tibériade chaque fois que je me rends dans les ligues : la pêche est miraculeuse! Les idées, les actions, les innovations foisonnent, et l’énergie des dirigeants de club contraste avec la sinistrose qui domine depuis des années. Il faut aller à la source ! Plus que jamais je reste disponible H 24 pour notre fédération et notre sport. »
Bilan de sa première année
« Dès le lendemain de mon élection à la tête de la fédération, j’avais affirmé que la conquête de titres majeurs tels les trophées du Grand Chelem, la Coupe Davis, la Fed Cup et les JO était une priorité absolue. Depuis la dernière victoire en Coupe Davis de l’équipe de France, en 2001, nous avions échoué à trois reprises avec, à chaque fois, un membre du top ten dans l’équipe adverse. Tout a été dit, ou presque, sur cette formidable campagne et finale de 2017, où chacun des participants a ramené un point jusqu’au point décisif de notre benjamin, Lucas Pouille. 90 ans après la première victoire des Mousquetaires, le trophée est donc de retour à Paris. Désormais, gagner la Coupe Davis (et la Fed Cup) plusieurs fois n’est plus un rêve ni même une ambition. C’est un objectif et une ardente obligation pour faire parler du tennis français en bien, donner envie à tous de pousser la porte de nos clubs, de nouer et de maintenir ce lien qui fait que notre sport, s’il n’est pas plus beau qu’un autre, est le nôtre, celui de toute notre vie. Nous sommes passés en mode « Agir et gagner », du nom du projet sportif que notre assemblée générale de février dernier a décidé d’adopter pour la dernière olympiade. Ce projet est désormais le nôtre et, avec le comité exécutif et les instances de ligue et de comité départemental élues, il faudra le mettre en œuvre pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. »
Projets
« Nous allons lancer cinq grands projets. Le premier, c’est la poursuite des travaux de modernisation de notre Stade Roland-Garros. Ils avancent à grands pas, avec la livraison cette année de la deuxième tranche. Le nouveau Roland-Garros devient un point cardinal parmi les futurs sites olympiques. Le deuxième grand chantier, c’est la simplification administrative de la vie fédérale. Nous aurons nous aussi ce choc de simplification, qui a déjà commencé par des allégements des contraintes administratives et réglementaires qui pèsent sur les clubs. Nous devons franchir une nouvelle étape dans la démarche de proximité et le soutien qui leur sont apportés. Le troisième enjeu majeur de 2018 est la communication, avec le lancement en fin d’année de notre chaîne de télévision 100 % tennis, pour diffuser et partager la culture tennis, montrer les bonnes pratiques et les expériences nombreuses qui enrichissent notre vie associative.

« Cet enjeu de communication passera, comme je l’ai déjà évoqué, par la transformation digitale, pour toucher tous les fans de tennis et les orienter vers nos clubs. Le quatrième enjeu est bien sûr un enjeu sportif. Il s’agit de faire grandir nos meilleurs jeunes au plus près de chez eux et, progressivement, de les habituer à voyager partout en Europe et dans le monde en cultivant la gagne, tournoi après tournoi, jusqu’à en faire une génération affamée de victoires et de trophées. Le cinquième enjeu est d’assurer la place de notre fédération dans le concert des nations. Mon action au sein de l’ITF et à la tête du comité de la Coupe Davis nous a permis de maintenir l’essentiel, mais les challenges auxquels nous devons faire face sont nombreux et il est important que la voix de la France continue d’être écoutée. »
Ambition
« Notre réussite est intimement liée à notre envie de gagner des trophées, de donner à chacun la possibilité de jouer au tennis – entre amis, en famille, en entreprise, mais aussi dans le cadre du tennis-fauteuil ou paratennis, du beach tennis et de notre dernier-né, sur lequel nous fondons beaucoup d’espoirs de développement : le padel. Nous devrons aussi innover dans la diversité sociale, pour que chacun puisse exercer son droit au rêve, innover encore en développant le e-tennis, prolongement naturel de la pratique sur le court, innover enfin en tissant par la francophonie un réseau international au service du développement du tennis sur terre battue. »
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